Le référencement se joue là, avant tout le reste. Quand Google parcourt une page, il ne voit ni votre mise en page ni vos couleurs : il lit une structure. Le titre principal lui annonce le sujet, les sous-titres lui donnent le plan, les mots mis en valeur signalent ce qui compte, les liens lui indiquent où aller ensuite et de quoi parle la destination. Une page correctement structurée offre au moteur une lecture fiable de son contenu. Une page où tout se ressemble l’oblige à deviner, et il devine mal. C’est pour cette raison que nous nous battons sur ce terrain, y compris quand personne ne voit le travail.
L’accessibilité repose sur la même structure. Une personne qui utilise un lecteur d’écran ne parcourt pas la page de haut en bas : elle navigue de titre en titre, saute d’un lien à l’autre, cherche les repères. Si la hiérarchie est cohérente, elle se déplace vite et comprend. Si elle ne l’est pas, la page devient un bloc indistinct. La même rigueur sert donc deux publics à la fois, les moteurs de recherche et les personnes en situation de handicap, ce qui en fait l’un des meilleurs investissements du web.
Le partage et les affichages enrichis en dépendent aussi. Le titre et l’image qui apparaissent quand un lien est partagé sur les réseaux sociaux, l’extrait affiché dans les résultats de recherche, la fiche horaires ou avis présentée par Google : tout cela est extrait du HTML de la page. Ce que la machine ne trouve pas dans la structure, elle ne peut pas l’afficher.
Les assistants et les IA lisent la même chose. Les outils qui résument une page, répondent à partir de son contenu ou la citent en source s’appuient sur cette structure pour identifier ce qui est un titre, une définition ou une réponse. Un site bien structuré est aujourd’hui mieux compris par ces outils qu’un site où tout est empilé sans hiérarchie. Le travail fait pour Google il y a dix ans sert donc une seconde fois.